L’Ode à la vie – #MusiciansForSyria | Campagne de dons pour les enfants réfugiés

Mardi dernier, je courrais dans tous les sens pour que le concert sous la banderole « Musicians for Syria » prenne place et soit un succès. Tous ceux qui bossent dans le milieu des concerts savent de quoi je parle. Des programmes à plier au dernier moment, les invités à accueillir, des livraisons, des oublis, des coups de téléphone etc. Croyez le ou non, mais dans mon cerveau fatigué il restait un peu de place pour être un brin anxieuse. Je ne pouvais pas m’empêcher de penser – non pas sans fierté ceci dit – que nous cochions avec brio la check list des écervelés fascinés par Daesh : un soutien occidental pour les réfugiés Syriens, deux jeunes Français à la tête du concert, de jeunes musiciens de divers horizons et nationalités, quelques noms de la musique classique, un compositeur Syrien ayant déjà fait face à de terribles représailles, des musiques de « l’abominable » occident etc. Il ne manquait plus qu’un after avec un peu de débauche et nous étions bon. Quand Nicolas a levé ses bras et laissé les premières notes de l’orchestre s’échapper, mes craintes ont disparu instantanément. Ces notes libres et pleines de vie c’étaient celles de Phoenix in Exile, l’œuvre merveilleuse et tendre de Malek Jandali. Elles se sont gracieusement élevées dans l’enceinte sous le regard hypnotique de cette petite fille photographiée par un autre enfant réfugié.

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Nicolas Nebout, Sarah Conolly & les musiciens de l’orchestre durant l’unique répétition du concert.

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Fundraising Concert Syria Children’s Appeal

Vous êtes-vous déjà senti impuissant face à une cause ? Moi oui. Nicolas mon compagnon, aussi. Il n’y a rien de pire que de contempler des choses qui vous tiennent à cœur s’écrouler sans pouvoir agir. Il y a quelques temps, Nicolas m’a fait part de cette frustration et de sa déception de voir notre discipline artistique – Il est chef d’orchestre et nous avons créé ensemble Classical Diary – immobile face à (presque) tout.  Est-ce nécessaire pour la musique classique ou pour un artiste de se montrer engagé ? Je vous l’accorde, c’est un long débat et certainement pas une obligation. En ce qui concerne Nicolas, il a décidé de mettre ses compétences au service des enfants qui se trouvent actuellement dans des camps de réfugiés autour de la Syrie.

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British Museum | Drawing in silver and gold – Leonardo to Jasper Johns

Certains d’entre nous vivent très mal « ne pas savoir ». L’inconnu. Moi j’adore. Découvrir, écouter, voir et apprendre c’est quand même fabuleux et ça vous donne une deuxième jeunesse instantanément (politiques et ENA si vous lisez, oui c’est pour vous). Si vous êtes en manque ces jours-ci, filez donc au British Museum voir l’exposition de dessins à la pointe de métal.

Leonardo da Vinci - Bust of a warrior c. 1475-80 © British Museum

Leonardo da Vinci – Bust of a warrior c. 1475-80 © British Museum

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Italie – Burano & Venise

Après quelques jours à Pula en Croatie, nous avons sauté dans un bateau en direction de l’Italie. Je trépignais d’impatience à l’idée de montrer à Nicolas tout ce qui m’avait émerveillé quelques années plus tôt. J’ai retrouvé mes coups de coeur bien entendu, mais j’ai également été horrifiée par les touristes. Oui, c’est la gueulante qui arrive, mais c’est seulement pour quelques lignes. Horrifiée de tourner la tête à droite et de voir un immense paquebot laid laid laid dépassant les maisons de trois bons étages. Horrifiée de voir les gens s’agglutiner en face du pont des soupirs non pas pour emporter ce bout d’histoire avec eux, mais pour immortaliser leurs visages insupportables sur des téléphones pendus au bout d’une perche. A ce sujet, la mode du selfie me dépasse. J’ai l’impression d’être une vieille conne, mais je ne comprends pas. Bref. Arrivés sur la Piazza San Marco, psychologiquement prêts à faire une heure de queue pour entrer dans le Palazzo Ducale, nous poussons la porte et atterrissons directement au guichet. Personne. Il y a bien quelques imbéciles pour déclencher le flash de leur appareil photo ou poser leur sac – pour un selfie de plus – sur le mobilier qui a bravé toutes ces années pour finalement supporter le poids de la connerie humaine. Mais cette absence soudaine de touriste est surprenante. J’espère pouvoir semer les touristes à Burano, certaine qu’ils descendront tous à Murano. Naïve. Le verre, même ‘Made in China’ n’est plus à la mode et les fonds colorés sont bien mieux pour les selfies. Selfie bleu, selfie orange, selfie rose, selfie vert. On se fiche même des habitants. Selfie on vous a dit. La petite île où l’on trouvait un seul café que j’avais tant aimé laisse désormais place à une enfilade de boutiques de dentelle et voit surgir des hordes de touristes des vaporettos. J’ai même bravé ma timidité pour aller me frotter à l’italien, cette langue que j’aime tant. Des visages blasés et des réponses en anglais ou en français, c’est tout ce que j’ai obtenu des italiens si joueurs d’habitude. Malgré tout, il faut bien constater que l’avantage du touriste bête reste son incapacité à se cultiver et éveiller sa curiosité. Le quartier juif, l’Arsenal, la Scuola San Rocco et bien d’autres lieux sont déserts. Venise sait toujours émerveiller les amoureux de l’histoire et du patrimoine. Heureusement. Je me suis demandée si tous ces gens ne sont pas lassés de voir leur tête au milieu des décors. Ces décors en tout cas, ne me lassent pas eux. Ouf.

Piazza San Marco

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Croatie – Pula & Brijuni

La semaine dernière nous avons soufflé notre quatrième bougie à Londres. Quatre ans qui sont passés en un claquement de doigt. Oui « tchac » là comme ça, boom boom. Et si on en tire beaucoup de joie, le bilan fait aussi état d’un manque certain de temps, de soleil et probablement un tas de chose dont il serait ennuyeux de faire la liste ici. Bref, tout ça pour dire que les critères de nos vacances d’été n’étaient pas très complexes cette année: soleil & plage. La première étape fut donc: Pula en Croatie. Les doigts de pieds en éventail et cette pensée: le luxe, c’est le temps. Bon, l’estomac insatisfait – car oui petits gourmands vous serez malheureux en Croatie – mais pour une fois, on s’en fiche. Enfin, si, ne déconnons pas tout de même: tenez vous éloigné des glaciers ! Trust me ! Ce sera plus que de l’insatisfaction. J’aurais bien hurler au scandale, mais je ne parle pas croate. Respirez et achetez-vous un Cornetto, c’est de l’or à côté. Non ne me remerciez pas.

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On repassera par là… Lire la suite